55 · Japon · Construit 752
Tōdai-Ji
Un Bouddha de bronze qui engloutit tout le cuivre d'une nation, abrité dans un pavillon de bois incendié par deux fois.
Elle s'ouvrira dès que les dépenses totales sur les monuments de Japon atteindront 100 $US.
Registre Des Détenteurs
Le registre est vide. La première personne à le réclamer sera inscrite ici pour toujours — à partir de 3 $US.
L'histoire
À la base de l'un des piliers de bois colossaux dans l'angle nord-est du grand pavillon du Bouddha (Daibutsuden), une ouverture rectangulaire est taillée dans le tronc. La tradition affirme qu'elle a exactement la même circonférence que la narine du Grand Bouddha : quiconque réussit à s'y faufiler reçoit la promesse de l'illumination et de la bonne fortune. Les enfants s'y glissent en un clin d'œil sous les rires des fidèles dans l'un des temples les plus vénérables du Japon.
Une Statue Née D'une Épidémie Nationale
Le temple fut fondé à Nara au VIIIe siècle par l'empereur Shōmu à la suite d'une terrible épidémie de variole qui avait décimé le tiers de la population de l'archipel. L'empereur fit appel au saint moine populaire Gyōki pour solliciter la contribution de chaque habitant — ne fût-ce qu'une poignée de terre ou un fétu de paille.
La fonte du Daibutsu (le Bouddha cosmique Vairocana), haut de près de quinze mètres et pesant plus de cinq cents tonnes, engloutit presque tout le stock de cuivre du Japon antique.
Lors de la cérémonie d'inauguration en 752, le moine indien Bodhisena grimpa sur les échafaudages pour peindre les yeux de la statue (rite d'ouverture des yeux spirituels), relié par de longs rubans de soie aux milliers de croyants rassemblés dans la cour.
Les Flammes De La Guerre Et La Résurrection De Bois
Le pavillon du Grand Bouddha s'embrasa à deux reprises au cours des guerres seigneuriales (en 1180 et en 1567). Le grand pavillon actuel, achevé en 1709, demeure l'une des plus vastes structures en bois du monde.
À l'entrée du complexe, la grande porte Nandaimon est gardée par deux statues colossales de gardiens féroces (Niō) hautes de plus de huit mètres, sculptées sur bois en 1203 par les maîtres Unkei et Kaikei en à peine deux mois et demi.
Inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1998 au sein des monuments de l'ancienne Nara, le Tōdai-ji fait résonner ses cloches sacrées au milieu des cerfs en liberté du parc.