29 · Pakistan · Construit v. 2500 av. J.-C.
Mohenjo-Daro
Une métropole à plan orthogonal dotée d'égouts couverts sous les rues, érigée il y a plus de quatre mille ans.
Elle s'ouvrira dès que le volume total sur le registre atteindra 10 000 $US.
Registre Des Détenteurs
Le registre est vide. La première personne à le réclamer sera inscrite ici pour toujours — à partir de 3 $US.
L'histoire
En 1922, un archéologue de l'Archaeological Survey of India, R.D. Banerji, vint explorer un monticule surplombant le fleuve Indus au Sindh pour étudier un stūpa bouddhique du IIe siècle. En creusant autour de l'édifice, ses ouvriers découvrirent un réseau de murs en briques cuites d'une perfection technique bien supérieure. Ce tertre nommé Mohenjo-daro (« le monticule des morts ») dissimulait une métropole de l'âge du bronze vieille de plus de quatre mille ans, issue de la brillante civilisation de la vallée de l'Indus (harappéenne).
Une Civilisation Sans Rois Proclamés
Édifiée vers 2500 av. J.-C., Mohenjo-daro fascine par son urbanisme ultramoderne : un plan en damier rigoureux avec de larges avenues orientées nord-sud, des maisons en briques cuites de dimensions standardisées, équipées de puits privés et de salles de bains dallées.
L'évacuation des eaux usées s'effectuait par des canalisations traversant les murs pour rejoindre un réseau d'égouts souterrains couverts courant sous les trottoirs de chaque rue, dotés de trappes de visite pour le curage régulier.
Sur la terrasse haute de la citadelle s'étend le Grand Bain : un bassin de douze mètres sur sept étanchéifié avec du bitume naturel, destiné aux ablutions rituelles.
La « Danseuse » En Bronze Et Le « Roi-Prêtre »
Les deux chefs-d'œuvre artistiques les plus célèbres de Mohenjo-daro sont conservés dans deux pays distincts depuis la Partition de 1947 : la statuette en bronze de la Jeune Danseuse (fondue à la cire perdue) à New Delhi, et le buste en stéatite du Roi-Prêtre à Karachi. L'écriture harappéenne gravée sur des sceaux de stéatite n'a toujours pas été déchiffrée.
La cité fut désertée vers 1900 av. J.-C. sans traces de destructions guerrières, victime probable des divagations du cours de l'Indus et de changements climatiques.
Inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1980, le site fait l'objet de mesures de protection strictes contre la remontée saline de la nappe phréatique.