15 · Indonésie · Construit v. 800

Borobudur

Une colline vêtue de deux millions de blocs de pierre, oubliée sous les cendres et la jungle pendant des siècles.

Détenteur actuel
Soyez Le Premier Détenteur

Personne ne l'a encore réclamé. Votre nom ouvrira le registre — à partir de 3 $US.

Soyez le premier :3 $US
Partager X WhatsApp Image
Parcours Historiques

Registre Des Détenteurs

Réservé Pour Le Premier Nom

Le registre est vide. La première personne à le réclamer sera inscrite ici pour toujours — à partir de 3 $US.

3 $US

L'histoire

Les terrasses circulaires : des cloches de pierre ajourées abritant un Bouddha assis à demi visible

Tenez-vous au sommet de Borobudur, et l'architecture cesse soudain de vous parler par des images. Plus bas, chaque paroi de galerie foisonne de scènes sculptées : navires hauturiers, marchés animés, éléphants, danseuses et cours royales. Ici, sur les trois terrasses circulaires supérieures, le silence règne : nulle fresque, seulement soixante-douze cloches de pierre ajourées (stupas), abritant chacune un Bouddha assis que l'on ne devine qu'à travers les croisillons de pierre. Au centre, le grand stupa sommital est scellé et totalement vide. Vous avez parcouru plusieurs kilomètres en une spirale lente et méditative pour parvenir au lieu où la matière s'efface devant le vide sacré.

Bâtir Une Montagne Sacrée Sur Une Colline

Aucune inscription royale n'indique avec certitude la date ou le fondateur. Les historiens situent l'érection de Borobudur entre la fin du VIIIe et le début du IXe siècle, sous le règne de la dynastie Sailendra, protectrice du bouddhisme mahāyāna au centre de Java.

Le prodige réside dans le fait que Borobudur n'est pas un bâtiment dans lequel on entre : c'est une colline naturelle recouverte d'environ cinquante-cinq mille mètres cubes de blocs d'andésite volcanique taillés avec précision et emboîtés sans le moindre mortier. Les pèlerins effectuent une circumambulation dans le sens des aiguilles d'une montre à chaque niveau, gravissant les terrasses carrées du monde terrestre (Kamadhatu et Rupadhatu) avant d'atteindre les terrasses circulaires du monde sans forme (Arupadhatu). Plus de 2 600 panneaux sculptés racontent les vies antérieures du Bouddha et son illumination.

Des Siècles D'oubli Sous Les Cendres

1814 : des ouvriers défrichant la jungle épaisse d'une colline jusqu'à faire réapparaître les terrasses de pierre

Vers le Xe siècle, le centre politique de Java bascula vers l'est, probablement en raison des éruptions dévastatrices du volcan voisin, le mont Merapi. Avec l'islamisation progressive de l'île, le sanctuaire s'effaça des mémoires, enseveli sous les cendres volcaniques et la végétation tropicale envahissante.

En 1814, le gouverneur britannique Thomas Stamford Raffles entendit parler d'une mystérieuse montagne sculptée et envoya l'ingénieur H.C. Cornelius pour dégager le site avec deux cents ouvriers. Le temple réapparut au grand jour après des siècles de sommeil.

Le Soubassement Secret

IJzerman observant derrière le coffrage de pierre les reliefs cachés du Karmawibhangga

En 1885, l'ingénieur néerlandais J.W. IJzerman découvrit derrière le revêtement de pierre de la terrasse inférieure cent soixante panneaux sculptés illustrant le Karmawibhangga (la loi de cause à effet et les châtiments infernaux). Les bâtisseurs originaux avaient recouvert ces reliefs d'un épais contrefort de pierre pour empêcher la colline de glisser sous le poids colossal de l'édifice.

Aujourd'hui

Entre 1975 et 1982, sous l'égide de l'UNESCO et du gouvernement indonésien, le monument fut entièrement démonté pierre par pierre, consolidé avec un système de drainage moderne et réassemblé. Inscrit au patrimoine mondial en 1991, Borobudur accueille chaque année des foules de pèlerins pour la fête du Vesak, chaussés de sandales artisanales pour préserver la pierre volcanique millénaire.

Emplacement

Magelang, Central Java
Indonésie

Jl. Badrawati, Borobudur, Magelang 56553

-7.6079, 110.2038